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Cybercriminalité

Les différents modes opératoires des cybercriminels alias « gaymens », « hackers » ou « brouteurs »

(Ils en associent à leurs manèges, des forces occultes pour abêtir ou hypnotiser leurs victimes avant de les déplumer)

 

Le développement prodigieux des TIC a été concomitamment suivi par leur massive utilisation à des fins criminelles. La particularité de ces atteintes aux biens et à l’intégrité des personnes ainsi commises, procède de ce que leurs auteurs, les hackers ou parfois les cybercriminels sont pour une grande part, des jeunes. Leurs âges varient de 18 à 25 ans.

En Afrique de façon générale, et au Bénin en particulier, les auteurs de ces agissements associent à leurs manèges, des forces occultes pour abêtir ou hypnotiser leurs victimes avant de les déplumer. Certains charlatans qui ont offert leurs services dans ce cadre, répondent déjà de leur forfait derrière les barreaux de nos prisons.

Face à ce fléau qui mine et ruine en réalité la jeunesse de notre pays, les parquets généraux ont engagé depuis quelques mois des actions de répression contre ces délinquants, les cybercriminels.

Le vendredi 20 avril 2018, les procureurs généraux des tribunaux répartis sur le territoire national et le directeur général de la Police Républicaine ont, à l’occasion d’un point de presse conjoint, présenté un bilan sur l’opération « Rambo ». Dans cette lutte déclenchée contre les cybercriminels début mars 2018 et connue sous le nom d’opération  « Rambo », 456 cybercriminels ont été interpellés par les éléments de la Police républicaine dans tout le Bénin. Il en ressort que ces hors la loi, utilisent une multitude de modes pour atteindre leurs objectifs.

 

Les modes opératoires des cybercriminels

 

Le mode opératoire diffère d’un dossier à un autre.

1 – Romance : elle consiste pour les mis en cause :

  • A envoyer des vidéos pornographiques à leurs victimes pour les appâter et les rançonner ;
  • A se faire passer pour une femme pour appâter et rançonner les victimes potentielles ;
  • Se faire passer pour un homosexuel à la quête de partenaires ;
  • Certains possèdent également par chantage pour atteindre leurs cibles. Dans ces cas, ils réussissent à obtenir au préalable des informations, des images et vidéos intimes de leurs cibles qu’ils menacent de publier ou de partager sur les réseaux sociaux s’ils n’obtiennent pas d’eux une certaine somme d’argent. Ainsi, pour préserver leur intimité et éviter d’humiliation, ces personnes se trouvent obligées de leur verser la somme d’argent.

2 – Proposition de vente des articles fictifs ;

3 – Usage de fausse identité, fausse qualité et fausse entreprise de marché d’or ou faire miroiter l’existence d’une importante somme d’argent laissée par un étranger décédé au Bénin sans successible avec recherche d’un partenaire de confiance pour disposer de cet argent ;

4- Falsification de passeport ou autres documents de voyage ;

5- Fausse offre de prêt d’argent, en faisant payer aux victimes des frais de dossier sans aucune contrepartie ;

6- Pratique de charlatanisme dans le but de garantir le succès de l’entreprise frauduleuse par manipulation mystique des photographies des potentielles victimes contactées via internet ;

7- Les individus interpellés dans les cas de cybercriminalité ont pour mode opératoire, de créer, à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable des faux comptes sur les réseaux sociaux (Facebook et autres). Avec ces comptes, ils contactent leurs cibles via lesdits réseaux sous une fausse identité. Il s’agit, entre autres, de nom d’utilisateurs fictifs et des photos de profil d’autrui.

Une fois le contact crée, ils font croire à leurs cibles en l’existence d’une entreprise, d’un événement chimérique ou d’un état de nécessité qui détermine ces dernières à leur envoyer des fonds via western union ou autre mode de transfert d’argent.

Janvier Koffi  SOSSOU